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Il faut y croire !

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« Ceux qui prennent en main d’abord leur propre futur sont ceux qui réussiront le mieux leur vie, quelles que soient leurs prédispositions et leur environnement social. Ceux qui aident le plus les autres sont ceux qui auront le meilleur impact sur le monde. Enfin, ceux qui ne font que demander ce que les autres peuvent faire pour eux, qui passent leur vie à réclamer, auront renoncé à avoir un impact sur leur vie et sur celle des autres. », Jacques Attali.

Je me nomme El hadji Omar Massaly. J’ai 30 ans. Jeune activiste, littéraire, passionné de lecture, féru d’Histoire et friand de prospectives, j’ai traversé des étapes dans ma vie qui ont forgé mon caractère et ma personnalité.

J’ai perdu ma mère à l’âge de 14 ans. A cet âge, je ne pouvais pas mesurer le vide abyssal que la perte d’une mère peut créer dans la vie d’un homme. A mes 18 ans, quand je suis devenu homme, c’est-à-dire conscient qu’il faut se battre pour s’en sortir, le poids de la perte d’une mère disparue m’accabla…

Après mon baccalauréat de Langues et Civilisations Modernes, j’ai intégré le département de lettres modernes de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar. Ma première année universitaire était déroutante. Dans un amphi de plus de 3500 étudiants, nous étions entachés et nous entendions à peine les professeurs pour prendre des notes. L’atmosphère était hostile, les profs exigeants, le département rigoureux…. C’était des années de galères où rien n’était évident.

J’ose dire que j’étais « un des meilleurs de ma promotion au département de Lettres modernes ». Je contrôle cette affirmation avec  les guillemets parce que ce sont mes ami.e.s du département qui le disent, tant ma culture littéraire et livresque avaient séduit plus d’un. Mais aussi cultivé que j’eus été, j’avais repris des années au département de Lettres modernes. Ce fut des moments de ma vie qui avaient bouleversé mes amis de la fac qui, toujours étonnés que je reprenne des années, accusent le département de recaler un des brillants étudiants de leur cercle.

Ah oui, le fameux précepte « la vie est faite des hauts et des bas » trouve son réceptacle dans mon pedigree personnel. Par la force de ma culture livresque, j’ai pu surmonter toutes ces épreuves. Je me disais, dans mes moments de réflexion intense, que Dieu me préparais à un lendemain meilleur. J’étais toujours positif. Ma lecture de Voltaire, qui a une manière efficace de poser, à travers des problématiques qui frisent la métaphysique, un sujet de dissertation mince dans ces livres et qui, in fine, prépare son lecteur à affronter la vie, a rendu mon mental fort.

Que dire de Diderot qui m’avait fait comprendre le caractère discontinu de la vie. L’exercice de la raison philosophique, qui récuse sans cesse l’illusion romanesque, m’avait permis de comprendre la dialectique qui mène le monde. L’enchaînement des causalités qui peuplent l’univers romanesque de Diderot m’a permis de saisir le sens profond de la vie. Oui, Antoine Compagnon avait raison : « la littérature a changé ma vie ».

Le parcours du combattant, je l’ai connu. La traversée du désert, oui je l’ai connue. La galère, oui je l’ai connue. A la fac, je lisais tout ce qui me passait par la main. Parce que justement, j’avais très tôt compris, en lisant le Rouge et le Noir de Stendhal, que seule la connaissance peut me permettre de m’imposer. Quand on est issu d’une famille modeste, c’est-à-dire, comme Julien Sorel, issu de la société de la basse classe, ce n’est que dans et par le savoir qu’on peut accéder au cercle des bourgeois. Je préférais rester sans avoir un ticket pour me restaurer que de ne pas acheter tous mes ouvrages au programme.

Oui, j’avais des frères qui avaient relativement une vie stable. Mais ce n’est pas de mes habitudes de demander. J’essaye toujours de me battre pour me tirer d’affaire. Sur cent problèmes qui me taraudaient, je ne dis qu’un seul à mes frères. J’avais une sœur dont le regard me redonnait espoir invincible. Ses regards me rappelaient les yeux affectifs d’une mère. Je retrouvais en elle la maman que j’avais perdue. Je la pensais dans tous mes projets… J’avais une sorte d’obsession de réussir pour l’aider. C’est cette sœur qui a été arrachée à mon affection dans des conditions difficiles que j’évoque dans un de mes manuscrits…

Bref, j’ai traversé, comme la plupart de ceux qui me lisent, un long gémissement de cœur solitaire et blessé. A chacun son vide… La vie est ainsi faite. On n’aura jamais de raisons de renoncer. Vivre, c’est encaisser, supporter et progresser. Loin de nourrir  un esprit solitaire, englouti dans un passé triste, je me suis relevé tout comme je me relève toujours pour continuer mon chemin. Il n’y a que la foi qui sauve.

En licence de Lettres modernes, je me suis spécialisé en littérature française parce que j’ai compris, à travers ma lecture des auteurs du siècle des Lumières, que les intellectuels comme Voltaire, Diderot, Montesquieu et autres ont étudié en Angleterre parce que séduits par leur modèle démocratique. De retour en France, ils ont exposé le modèle anglais. On retrouve dans la théorie de la séparation des pouvoirs de Montesquieu une thèse déjà soutenue par le célèbre philosophe John Locke. Mieux, derrière la littérature française se trouve la civilisation gréco-latine. Léopold Sédar Senghor avait vu juste : « toutes les grandes Civilisations sont des Civilisations métissées ».

En effet, le développement de la France m’avait séduit parce que j’ai découvert, à travers l’Histoire littéraire, comment la mentalité des Français a évolué depuis Henri de Navarre jusqu’à la Révolution Industrielle. Au fond, je voulais saisir à juste titre comment cette mentalité a changé. En tant que littéraire, j’ai compris que la critique de certains intellectuels français a fortement contribué à bâtir une France forte dans une République rayonnante. C’est pourquoi je dégaine ma plume pour écrire. La littérature doit peindre le côté laid de la société.

Après ma licence de Littérature française, Francophone et Comparée, j’ai décidé de me consacrer à ma passion : l’écriture. J’ai créé mon blog en 2017 où j’écrivais constamment et où je faisais, avec certains ami.e.s, des analyses sur différentes questions. Très vite, le blog a gagné en notoriété. Des gens m’accablaient sous un flot de lettres anonymes pour me féliciter. Comme j’ai le goût de la perfection, mon blog était trop sérieux.

Je publiais des articles de qualité avec un français irréprochable. Puis, j’ai collaboré avec Destiny Mpoussi, un SEO manager. J’ai intégré une équipe de 10 rédacteurs web en Afrique de l’Ouest. Nous écrivions des contenus digitaux pour des sites spécialisés et blogs français. De là, j’ai commencé pour la première fois à vivre de ma plume. Disons, je gagnais de quoi m’acheter des livres et me prendre en charge.

C’est là que j’ai appris à harponner le lecteur. Certes, j’avais déjà appris, avec la théorie littéraire et ma lecture de Roland Barthes, le pacte de lecture ; mais les techniques de rédaction web m’avaient donné beaucoup plus de matériau. Destiny, comme moi, avait le goût de la perfection. Les Français sont exigeants, ils ne lisent pas des contenus truffés de fautes et mal écrits. Il fallait produire des textes parfaits, percutants, séduisants avec un français accessible. La rédaction web exige une maîtrise des éléments clés que sont : les règles stylistiques, les mots-clés et du linking.

Comme j’avais déjà la main, je m’en sortais. A ce jour, j’ai écrit plus de 1000 textes (de 330 mots minimum) sur plus de 1000 sujets différents. J’écrivais en moyenne 6 articles par jour  et pas les moindres…Parfois 8 articles. J’écrivais comme je respirais. La pratique est le seul secret pour faire éclore de son talent.

C’était un moment de travail intense. J’avais affaire à des professionnels qui ont capitalisé 10 ans d’expérience dans la rédaction web. J’ai beaucoup appris…C’était dur mais quand on est passionné, on travaille avec beaucoup d’amour. La passion a une baguette magique. Il faut avoir la passion de ce que vous faites pour s’en sortir.

Après avoir capitalisé toute cette expérience, j’ai totalement changé l’orientation de ma lecture. J’avais commencé à lire des livres de développement personnel, des success-story, des autobiographies, des entretiens avec de grandes figures politiques et du monde des affaires. Parce que je me disais qu’on ne peut être visionnaire sans avoir, au préalable, lu les grands esprits et les hommes du succès. J’avais une ambition secrète : appliquer mon expérience et mon talent dans le monde professionnel.

Pour reprendre l’autre, « rien n’est plus faux que l’idée selon laquelle il n’y a rien à faire. Il faut d’abord commencer par rompre une aberration : entrer dans un cycle d’attente après l’obtention d’un diplôme universitaire. Le miracle ne viendra pas de l’État ni d’une quelconque autre entité. Il ne peut provenir que de la capacité du diplômé à optimiser les atouts acquis à la faveur de sa formation pour poser un acte de courage et de liberté : ENTREPRENDRE ».

C’est fait. Je me suis décidé avec un ami ingénieur en réseau et télécom, expert en communication digitale et quelques associés, de lancer une boîte. Nous proposons une agence spécialisée dans la communication digitale. J’ai en charge le département contenu digital. Mon expérience en rédaction web m’a permis de connaître parfaitement les aspects multifacettes du digital et la manière dont les contenus doivent s’y adapter. Je vous présente le fruit d’un long processus d’aboutissement : IDEAL’COM.

Ceux qui renoncent parce qu’ils rencontrent des difficultés quotidiennes doivent comprendre que tout s’arrache dans la vie. Parfois, vous pouvez tomber dans la vie, mais le plus important c’est de savoir se relever. Cheikh Hamidou Kane l’a dit de fort belle manière : « le feu brûle  l’impureté, trempe l’acier et forge l’homme au plan moral et intellectuel. Le fait d’accéder à une pensée plus profonde, une pensée méditative, à une éthique de responsabilité. »

Il y a un désert frustrant et ahurissant devant vous, mais l’avenir récompense ceux qui, contre vents et marées, percent. Il faut arrêter de se plaindre. Dieu est avec les endurants.

El hadji Omar Massaly
communicant

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