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SENEGAL : LA DEPERDITION DES VALEURS A L’ORDRE DU JOUR

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Aujourd’hui la mondialisation prise dans son sens culturel tend à divertir, à désorienter et à pervertir la jeunesse. En effet, elle détourne celle-ci des nobles valeurs ancestrales telles que la pudeur, le respect de la parole donnée, l’honneur, la dignité. Nous nous agrippons à des cultures étrangères dont nous ignorons à même le soubassement au détriment des nôtres pourtant pleines d’humanité, d’humilité, d’altruisme et de moral.

En effet, les coutumes sont des pratiques collectives qui ont toujours joué des rôles importants dans l’éducation des jeunes au Sénégal. Mais aujourd’hui, on a la sensation que ces coutumes sont en train de disparaître. De ce fait, l’engagement des parents et l’éducation des enfants jouent un rôle important, décisif et incontournable dans la sauvegarde des valeurs.

Au Sénégal, la déperdition de nos cultures gangrène la société et facilite l’accès à la prostitution et à la délinquance. Celles-ci sont devenues monnaie courante. Ma grande mère me disait qu’à l’époque, l’éducation des enfants était assurée par tout le monde. Mais aujourd’hui, plus personne n’ose demander à l’enfant de l’autre ne serait-ce que de ramasser une aiguille par terre. Bref, les tendances ont changé.

Le désintéressement des parents envers leurs propres enfants est l’un des facteurs de ce fléau. « L’éducation ; c’est la famille qui la donne, l’instruction ; c’est l’Etat qui la doit. » disait Victor HUGO. Cette célèbre citation du précurseur du Romantisme, nous fait comprendre que la famille est le fondement de toute société qui se veut morale.  Dans une société où les familles ne s’acquittent pas convenablement de l’éducation de leurs enfants, celle-ci est vouée à la débauche et à la perversion potentielle.

Pensons-nous aux multiplications des sites de prostitution déguisé en site de rencontre ? Avons-nous la vraie culture de l’internet ?                                                                                   Savons-nous l’intérêt des locations d’appartement de passage ?                                                 Savons-nous la provenance du confort et la richesse de nos enfants ?                         Contrôlons-nous la fréquentation de nos enfants ?

C’est un ensemble de questions auxquelles il est impératif de trouver des solutions idoines. Aussi chaque progéniteur doit-il se remettre en cause pour voir si l’éducation qu’il inculque à son enfant est en mesure de prendre en considération les vaillantes valeurs de la société. Dès lors, tout le monde doit faire sien ces préoccupations. Car c’est écœurant de constater l’arrestation de femmes gérantes de cabinets de massage illégalement établis. Ces soi-disant salons avec leurs gammes de massage (massage érotique, nuru massage, massage sensuel etc.) ne font qu’augmenter la perversité et inciter les jeunes filles à plus échanger leur corps contre de l’argent à la perte de leur dignité. Mais aussi, ceux-ci participent à pourrir davantage le Sénégal. En parlant de la prostitution déguisée, le banditisme frappe encore la porte du quotidien des sénégalais avec le braquage d’une agence de transfert d’argent de la place plus précisément au Nord-foire (quartier de Dakar) par deux jeunes militaires. Au demeurant, force est de constater que notre société se noie à petit feu dans une profonde déperdition des valeurs léguées par nos ancêtres.

Il est nécessaire et même impératif de tenir en compte de l’ampleur de la dégradation des mœurs car comme le dit l’écrivain anglais Michel de NORTHGAT : « il suffit d’une pomme pourrie pour gâter tout le tas ». Cette question est loin d’être close. Pour fonder un bon pays, il faut impérativement éduquer sa société et les inculquer des valeurs sûres et nobles. J’avoue que le Sénégal de Cheikh Ahmadou Bamba, de Maodo Malick, de Baye Niass, du Cardinal Hyacinthe Thiandoum, de Seydina Limamoulaye et de Mame Bou Kounta était un pays de valeurs. Donc, revoyons nos comportements et ressaisissons-nous afin de reconstruire un Sénégal modèle, celui du rêve de nos aïeux.

Mamadou Al-imam TOUNKARA : Poète et écrivain en herbe, Coach en technique oratoire.

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